• Un quart du territoire de l’Arizona est occupé par des réserves, et les premiers habitants des Etats-Unis ont su préserver leur culture et l’adapter aux défis de la modernité, malgré les terribles violences subies lors de la colonisation. Ici, sur le gré rouge du Sud-Ouest, ils ont pu reconquérir des pans de cette terre immense. La ville de Phoenix accueille le plus grand et le plus beau musée consacré à l’art et la culture amérindiens, le musée Heard. Et partout dans l’Etat, des ruines monumentales racontent l’histoire des peuples Amérindiens qui ont apprivoisé ces terres arides, il y a si longtemps…

     

    L'ARIZONA , TERRE DES AMÉRINDIENS

    Montezuma Castle, vestige d’une ville amérindienne troglodyte.

     

    L'ARIZONA , TERRE DES AMÉRINDIENS

    Il y a plus de mille ans, un peuple ingénieux et puissant occupait la « vallée du soleil », la vallée de Phoenix. Alors que l’été la change en fournaise, que le sol est sec et nu, ces gens avaient su mettre au jour les sources cachées dans la terre rouge, et la « Rivière salée » qui la traverse. Et ils les avaient domptées. Les Hohokam – tel est leur nom – avaient bâti un gigantesque système de canaux d’irrigation, qui s’étendait dans toute la vallée, et était devenu le berceau d’une civilisation florissante. Ces ingénieurs des temps anciens nourrissaient plus de huit mille personnes par leur maîtrise de l’eau, cultivant maïs, haricots, courges et coton.

     

     

    L'ARIZONA , TERRE DES AMÉRINDIENS

    Phoenix, une civilisation renaît d’une autre

    Représentation de la ville des Hohokam, à l’emplacement actuel de Phoenix. Source

     

     

     

    Autour de 1450, les Hohokam ont quitté la vallée du jour au lendemain, abandonnant leur ville prospère, leurs temples et leurs canaux, et personne ne sait pourquoi. Leurs descendants disent que les étoiles leur avaient intimé de poursuivre leur destinée ailleurs, et qu’ils suivaient les commandements des constellations. La ville des Hohokam abandonnée a somnolé durant quatre siècles.

    En 1867, les colons commencent à occuper l’Arizona, et Jack Swilling, un pionnier aventureux, découvre la vallée… et les canaux. Rendez-vous compte : cela faisait quatre cent ans que ces canaux végétaient dans le désert, mordus par les vents, le sable et l’érosion – et ils étaient toujours là. Swilling comprend l’ampleur et la qualité du système hydrographique qu’il a sous les yeux, et le potentiel de l’endroit. Il décide alors de réparer et de rouvrir les canaux. Quatre siècles plus tard, la ville verte des Hohokam reprend vie. Des récoltes spectaculaires ont lieu l’année suivante. Swilling venait de prouver, grâce au savoir des premiers peuples, qu’une vie florissante était possible au sud de l’Arizona. La colonie prospère, et il faut lui donner un nom. « Phoenix », suggèrent les lettrés, « Phoenix », car tel l’oiseau qui plonge dans les flammes et renaît de ses cendres, la nouvelle ville américaine est le miracle d’une très ancienne civilisation qu’on ramène à la vie.

     

    L'ARIZONA , TERRE DES AMÉRINDIENS

    Aujourd’hui, Phoenix est la cinquième ville américaine. Les retraités sont venus chercher le soleil, puis les investisseurs ont suivi, et aujourd’hui, familles, étudiants, jeunes ambitieux continuent à la faire grandir. Phoenix est une ville jeune et neuve, propre et fonctionnelle, toute en rues perpendiculaires, façades pastel impeccables et palmiers. Une ville en croissance, où il y a du travail et des opportunités. Le rêve américain se perpétue dans la vallée du soleil, béni par des millénaires de sagesse amérindienne.

     

     

    TEXTES ET IMAGES PRIS SUR LE NET


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